La Minoterie - Nay - Pyrénées Atlantiques - Expositions 2008
Expositions
2008
L'art pour vous
Du 13 au 21 décembre 2008
Philippe Audigeos, YvesBadefort, Annie Bugnon, Chahab, Bernadette Charpentier, Isabelle Crampe, Dariush, Ili Endewelt, François-Xavier Fagniez, Marie-Paule Fath, Orlane Girardeau, Sophie Lassègue, Albert Lemant, Lila, Nancy Magendie, Eliane Monnin, Giovanni Morello, Michèle Neurisse, Christina Nick, Frédéric Pierre, Alain Soucasse, Aline Zanini

Vous présentent des œuvres plafonnées à 100 euros quelle que soit la cote de l'artiste : photographies, peintures, sculptures, gravures, monotypes.
Gilles Plantade
Du 25 octobre au 30 novembre 2008
Quand il arrive dans son atelier, c'est comme s'il entrait dans une forêt silencieuse, peuplée de choses qui veillent qui guettent l'invisible : machines éparses aux fils comme des lianes tortueuses, plaques d'acier, amoncellements faits de chutes de métal découpé, dentelé, poussière de fer en suspension, qui rouille là où elle se dépose, odeur âcre...

Il entre dans ce lieu, empli de ses matières à lui, impalpables. Ce sont des événements, émotions, chocs, désirs, manques, souvenirs, parfois plus anciens que lui-même...

Le deuxième pas dans le demi-sommeil de l'atelier n'est autre qu'un geste, celui de ses mains se posant sur ces choses, se mettant à les triturer, les positionner.

Physiquement, le dialogue prend corps et vie, dans le bruit des disqueuses, des meuleuses, le crépitement des baguettes de soudure, les arcs électriques qui éblouissent, la fusion des matériaux isolée dans la lucarne du masque protecteur comme dans un creuset d'alchimie.
Attaquer, découper, chauffer, tordre, arquer, plier...

Les agencements, les constructions proviennent de tous ces hasards des commencements, de l'indéterminé, des haillons accrochés aux rêves.
Il tient compte du vide, des transparences...Il place le tout en apesanteur pour en tester l'équilibre ; il le conservera parfois dans sa menace de rupture.
Les volumes qui naissent peu à peu - objets non identifiables - s'ils lui imposent leurs règles et leurs contraintes stimulent aussi son imagination. Une histoire se trame entre eux et lui.
Souvent cette narration se résume dans le nom qu'il donne à l'objet abouti. Mais ce n'est qu'une proposition, un pari sur un sens posssible !
Des jours, des heures de travaux pour bâtir cette histoire jusqu' à son apaisement. Il efface minutieusement les traces des soudures, polit, cire les objets pour qu'ils deviennent des sortes de corps, désirables au toucher.

Maïté Caumont.


Pierre Fournel
Du 12 juillet au 14 septembre 2008

L’ Homme méditerranéen de Pierre Fournel
D’où vient que les tableaux de Pierre Fournel s’imposent doucement dans le silence pour vous habiter longuement ?
Peut-être parce que le peintre, graveur et sculpteur à la fois, a su tracer sa voie sûre avec l’obstination de ceux que le doute n’arrive pas à détourner. Peut-être aussi, que c’est la matière elle-même qui a fini par dicter le passage après un long tête-à-tête avec diverses techniques spécifiques. Aussi, sans doute, parce que P. Fournel est présent à lui-même et donc présent aux autres.
La visite de son atelier est édifiante :patiemment collectés, plus de trois cents qualités différentes de sables attendent d’être tamisés, agencés, associés, travaillés avant d’être captés et fixés par une résine. La toile apprêtée va recevoir plusieurs strates de sables de textures différentes, et le peintre, maître du temps, va patiemment provoquer des sédimentations, des fossilisations. Sans adjonction de couleurs. Car le sable est ici sujet, matière et couleur à la fois.
Alors, des paysages humains s’organisent. Le peintre, à coup sûr, est bon marcheur et surtout grand voyageur sur les chemins méditerranéens. Les chemins sauniers languedociens d’abord, ceux du Sahara, ceux d’Extrême Orient ensuite. Sortent de terre et du temps, les villes Saintes, les villes « ruches », les villes martyres …
Patiemment, Pierre Fournel a su élaborer un langage ; et sa fabrication est tout aussi importante que la production elle-même. Il arrive aussi au peintre d’inventer des territoires nouveaux. A la poursuite de son « Atlantide », il a imaginé un alphabet fabuleux. On sait que, en art, on parle aux autres dans un autre but que de communiquer des informations.
Le paysage, paraît-il pose problème depuis la Renaissance. Pierre Fournel lui, a trouvé l’issue : il chante les vertus du paysage méditerranéen et son tressage de cultures, ses grands mouvements de pensée, son sens de la civilisation et de la dignité. Chez Pierre Fournel, même s’il n’est pas représenté directement, l’homme est toujours central. En cela aussi, il rejoint les traditions du bassin méditerranéen en architecture surtout, qui concordent toujours à livrer une image de l’homme redressé. Il n’est pas surprenant alors de voir le peintre s’attaquer à une grande fresque épique sur les Droits de l’Homme.
Cette conception humaniste était déjà présente au XVI è siècle, chez Giordano Bruno l’hérétique qui avançait déjà la pluralité des mondes et l’infinité de l’univers :
« L’homme se trouve placé sur les limites du temps et de l’éternité, entre la raison et les sens. Il participe de ce double état, de l’une et de l’autre extrémité. Il se tient debout, en quelque sorte, à l’horizon de la Nature » (1).

René Trusses - Mai 2008

« L'Artothèque de la Minoterie à l'école ».  
Du 18 au 22 juin 2008

L'association Nayart travaille depuis plusieurs années en partenariat avec l'Inspection Académique de Pau dans la mise en œuvre de classes à projet artistique et culturel .Cette année un projet ambitieux et unique dans notre région intitulé « L'Artothèque de la Minoterie à l'école ».  

 L’objectif était d’impliquer des enfants à créer leur propre artothèque et de leur en confier la gestion. Au final les écoles ont loué une quinzaine d’œuvres originales qui ont fait l’objet d’une gestion par les classes en organisant les prêts des œuvres aux parents.

 Pour l’aspect artistiques deux artistes ont mis en œuvre une démarche de création avec les enfants. Ce travail sera donc exposé à la minoterie.

L’artiste David Robesson  a animé la classe de Pascale Sibel à  l'Itep d'Igon, l'artiste  Eliane Monnin  les classes de Pascale Durand de l'école d'Arros-Nay,

Exposition de Printemps
Du 10 mai au 15 juin 2008

Jean Vidal
Sculptures
Né en 1945 au Maroc,sculpteur, Jean Vidal vit et travaille entre Toulouse et le Gers fasciné par l'art roman et l'architecture médiévale ( constructions sobres, lignes pures, sculptures archaïques : un art primitif avec ses arcs et ses flèches ) crée par l'assemblage, de bois et de fers, des oeuvres reprenant l'idée de la coupole, de la voûte, du contrefort, du pinacle, de la tour, voire du pyramidion.

Aline Zanini
Peintures
Aline Zanini est née en 1955 dans l’Agenais, en milieu rural. Vit et travaille à Toulouse.
Actuellement une figure circulaire,creuse, percée me préoccupe, point obscur ou lumineux, recherche du volume, de la profondeur. La peinture comme illusion et comme objet de pensée. Il en résulte des photographies, des volumes, des peintures sous plexiglass, des boîtes lumineuses, des pastels...

Annie Bugnon
Sculptures / céramiques (pâte egyptienne).
Annie Bugnon vit et travaille dans les Hautes-Pyrénées. A partir de 1968 elle se spécialise dans la céramique aux Beaux-Arts de Besançon. De 1984 à 2002 elle enseigne les arts plastiques dans différentes structures des Pyrénées- Atlantiques. Depuis les années 80 elle a basé ses recherches plastiques sur la pâte égyptienne avec les contraintes que pose cette préparation. Elle met au point différentes formules, en résulte, ses bijoux-sculptures, des associations de couleurs et matières, mates, brillantes, craquelées, volcaniques.

Eliane Monnin
Peintures
Eliane Monnin vit et travaille actuellement sur la côte Basque.
"Depuis plusieurs années, j'accompagne mes recherches plastiques en deux dimensions d'un travail autour de l'objet. C'est à travers un vocabulaire de formes élémentaires que j'essaie d'engager un dialogue entre ma peinture et mes sculptures hybrides...j'utilise la céramique depuis peu...j'aime jouer de l'ambivalence entre attirance et répulsion qui nait de ces objets et mes peintures."